Bonjour,
Ceci devrait vous montrer facilement l'existence de Dieu, si vous prenez bien le temps de suivre le raisonnement. Et pour aider les quasi docteurs en Physique qui ignore ce qu'est vraiment le mouvement, ce qui montre la GRANDE qualité de notre système d'éducation, le mouvement est l'acte de ce qui est en puissance en tant qu'il est en puissance. Ce n'est rien de compliqué. Prenez simplement un peu le temps d'y penser. Acte, c'est l'action, ou simplement le fait d'être. La puissance, c'est un pouvoir à l'être. Par exemple, si on prend un joueur de hockey assit sur le banc, il est en puissance joueur de hockey, mais il n'exerce pas sa puissance. S'il est sur la patinoire en train de déjouer, il est en acte. Voici la démonstration :
Il est évident, nos sens nous l'attestent, que dans ce monde certaines choses se meuvent. Or, tout ce qui se meut est mû par un autre. En effet, rien ne se meut qu'autant qu'il est en puissance par rapport au terme de son mouvement, tandis qu'au contraire, ce qui meut le fait pour autant qu'il est en acte; car mouvoir, c'est faire passer de la puissance à l'acte, et rien ne peut être amené à l'acte autrement que par un être en acte, comme un corps chaud en acte, tel le feu, rend chaud en acte le bois qui était auparavant chaud en puissance, et par là il le meut et l'altère. Or il n'est pas possible que le même être, envisagé sous le même rapport, soit à la fois en acte et en puissance; il ne le peut que sous des rapports divers ; par exemple, ce qui est chaud en acte ne peut pas être en même temps chaud en puissance; mais il est, en même temps, froid en puissance. Il est donc impossible que sous le même rapport et de la même manière quelque chose soit à la fois mouvant et mû, c'est-à-dire qu'il se meuve lui-même. Il faut donc que tout ce qui se meut soit mû par un autre. Donc, si la chose qui meut est mue elle-même, il faut qu'elle aussi soit mue par une autre, et celle-ci par une autre encore. Or, on ne peut ainsi continuer à l'infini, car dans ce cas il n'y aurait pas de moteur premier, et il s'ensuivrait qu'il n'y aurait pas non plus d'autres moteurs, car les moteurs seconds ne meuvent que selon qu'ils sont mûs par le moteur premier, comme le bâton ne meut que s'il est mû par la main. Donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde comprend que c'est Dieu.
Pierre-Nicolas
9 commentaires:
Très cher Pierre-Nicolas,
Ta définition du mouvement me laisse encore une fois songeur. Le déplacement d’une voiture dans la rue, ce que le commun des mortels francophones appellerait un mouvement, est donc un acte d’une voiture en puissance en tant qu’elle est en puissance? Ton joueur de hockey est-il en mouvement dans ton exemple? Si oui, vers quoi se meut-il? Ta définition n’a pas à mon sens la vertu d’éclairer les pauvres esprits dont je fais partie. Pour moi, un mouvement est un déplacement (dans l’espace, le temps, les mœurs…), un changement, une évolution (même si tu réfutes ce concept). Je suis désolé si ma définition te semble trop opérationnelle et simpliste.
Que veux-tu dire par puissance? Si la puissance est un pouvoir à l’être, alors qu’entends-tu par « être »? Que veux-tu dire par cette phrase pour commencer? Que la puissance est un pouvoir dévolu à un être?
Pour ce qui est de la qualité de notre système d’éducation, je ne peux qu’être en accord avec toi et en déplorer la navrante médiocrité. Combien de professeurs désabusés, de programmes nivelés par le bas et de laisser-faire avons-nous subis! Il me vient spontanément en tête le souvenir d’un prof de philo au cégep qui passait au moins 30 minutes par cours à nous parler de Virginie plutôt que d’ontologie, d’un prof d’histoire qui, par son incapacité à maintenir l’ordre dans une classe, nous faisait lire les journaux plutôt que d’enseigner.
Je ne commenterai pas ta preuve de l’existence de Dieu, puisque ma compréhension limitée me force à rester médusé et contemplatif devant ton seul premier paragraphe. Par contre, je vais faire l’effort de le relire et j’espère que nous pourrons en discuter prochainement.
Meilleures Salutations,
Charles
Bon!
Que de passe-passes intellectuels pour ne dire que tu n'admais pas que Dieu n'est pas nécessaire derrière le big-bang et quand même bien qu'il s'y trouverait, ça lui donne pas droit à tout! Dieu serait-il ton idole? Pour moi, même s'il existait, je ne suis pas certain qui me tapperait pas sur les nerfs... ça c'est une autre affaire...
J'aime bien ta conclusion, car elle ne nie pas, bien au contraire, l'hypothèse du détermisme.
Pour le reste, je suis d'accord avec les propos de Charles.
Merci pour le post, on s'en parle bientôt j'espère!
Cher Charles,
J'apprécie bien ta réponse! Tu fais bien de ne pas discuter de la preuve de l'existence de Dieu avant que l'on s'entende sur le mouvement, car cela serait une perte de temps. La métaphysique nécessite une très bonne connaissance de la physique traditionnelle, c'est-à-dire de ce qu'on entendait par Physique avant les fondateurs de la philosophie moderne, par exemple Bacon et Descartes. Je vais donc laisser tomber les commentaires sur l'existence de Dieu pour le moment pour me consacrer sur ma compréhension de la physique et du mouvement.
Premièrement, je vais revenir sur ta définition du mouvement. Tu m'as dit que le mouvement est un déplacement d'un point dans un plan cartésien (ou quelque chose comme cela). Maintenant, tu me dis que le mouvement est un déplacement, un changement, une évolution (en passant, je n'ai rien contre le concept de l'évolution, c'est simplement que la théorie de l'évolution m'apparaît véritablement comme le signe d'une très grand stupidité, c'est tout. Mais c'est différent de l'évolution. Pour commenter ta définition par rapport au plan cartésien, je dirais premièrement que c'est tout à fait irréel... Il n'y a pas de plan cartésien dans la réalité. Donc, au départ, on commence avec une définition totalement biaisée du mouvement, qui répond à certaines fins. Mais est-ce mieux si on dit que le mouvement est un déplacement, un changement? Descartes définissait le mouvement comme le transport d'un corps d'un voisinage d'un corps où il se trouvait au voisinage d'autres corps. À la place de déplacement, on a ici transport. Mais est-ce que cela nous éclaire sur ce qu'est le mouvement. Un principe de base pour définir est qu'il faut partir de choses plus connues pour aller faire des choses plus connues. Par exemple, si je vais définir ce qu'est un triangle, je ne vais pas chercher à donner la définition d'un triangle rectangle, mais je vais chercher quelque chose de plus connu qu'un triangle, par exemple une figure géométrique. C'est le principe de base d'une définition. On chercher quelque chose qui est commun à plusieurs espèces, pour ensuite trouver ce qui est la caractéristique propre de l'espèce qu'on cherche à analyser. Par exemple, si on prend l'homme, on se rend compte qu'il possède énormément de caractéristiques en commun avec les autres animaux, comme la sensibilité. On va donc dire que l'homme est un animal. Mais on se rend compte que l'homme peut rire, qu'il peut faire des mathématiques, de la physique, de l'humour, etc. ce que les autre animaux ne sont pas capables de faire. Quelle est la CAUSE de ces capacités de l'homme ? Si on y réfléchit un peu, on se rend compte que c'est la raison. La raison est donc la différence qui permet de définir l'homme par rapport aux autres animaux. On dit que l'homme est un animal raisonnable. C'est une bonne définition, car elle part de quelque chose de plus connu pour aller vers le moins connu. Or, si on prend tes définitions du mouvement ou celle de Descartes, à quoi servent-elles exactement ? Est-ce qu'elle partent de quelque chose de plus connu pour aller vers le moins connu ? Est-ce que le déplacement est plus connu que le mouvement ? Est-ce que le transport est plus connu que le mouvement ? La réponse est non, car ce sont des espèces particulières de mouvement. Ce sont des mauvaises définitions, car elles sont circulaires. Elles ne nous disent rien que l'on ne savait pas déjà. Mais celle de Descartes ou celle que tu m'as donné par rapport au plan cartésien a quand même une certaine utilité. Elle peut être appliqué pour la mesure! Si un point se déplace de A à B, il y a une certaine longueur entre les deux. On ne va pas non plus se demander ce qu'est la longueur, mais plutôt une technique pour mesurer. La longueur est alors ce qu'on a quand on a une règle de bout à bout. C'est très utile pour un savoir technique. Mais est-ce véritablement cela connaître la nature ? Depuis Bacon, on cherche à avoir un pouvoir sur la nature. Avant, on cherchait plutôt à contempler la nature. Il y a donc eu un changement de fin dans la physique. La nouvelle physique chercher ainsi à transformer la nature. Comment peut-on faire cela ? En ayant une connaissance détaillée de la nature. Pour avoir une connaissance détaillée, précise, il faut des instruments et il faut mesurer. En effet, toute action se produit dans le singulier. Or, le singulier est toujours très complexe, car il ne se prête pas à la définition. Si on veut ainsi agir dans le singulier, il faut avoir une connaissance très détaillée. Pour avoir cette connaissance, on va mesurer, surtout la quantité. Il va donc s'effectuer une mathématisation de la nature. Mais le problème est que la nature n'est pas mathématiques en soi, car elle inclut la matière, ce que ne fait pas la mathématiques. Puisque la fin n'est pas la même pour le mouvement, par exemple, on va chercher maintenant à donner une définition opérationnelle justement du mouvement, apte à la mesure. Cela n'est pas mauvais en soi. Mais cela peut le devenir et devenir, par le fait même, une corruption de l'esprit si on pense que c'est la seule manière d'étudier la nature. La manière dont je te parle de la nature est sûrement plus complexe d'une certaine manière, car non habituelle aujourd'hui. Pourtant, elle est beaucoup plus riche, à mon avis, car elle va te permettre de comprendre véritablement ce qu'est le mouvement.
Pour en revenir à ma définition, ce qui est le plus évident comme concept, c'est l'être. On ne peut pas le définir, car c'est le concept le plus évident pour notre intelligence. Tu as simplement à y comprendre ce que tu entends par le verbe « exister ». Par exemple, tu vois une pomme. Tu dis : « La pomme existe ». « La pomme est. » C'est à partir de cela que tu vas être capable de penser le reste de ta connaissance. À partir de cela et du principe de non-contradiction, qui affirme qu'il est impossible d'être et de ne pas être en même temps et sous le même rapport. Si quelqu'un n'admet pas ce principe, il est impossible de discuter avec lui, car il se contredit lui-même en le niant. Mais l'être est quand même un concept analogique. Il se prend en plusieurs sens. La définition de base se fait entre l'acte et la puissance et les 10 catégories, les 10 genres supremes. Il n'est possible de classer le mouvement dans les 10 genres supremes, car il contient trop de catégories. Il doit donc rentrer dans l'acte et la puissance. Je te donnais mon exemple du joueur de hockey surtout pour que tu comprennes ce qu'était l'acte et la puissance, mais moins pour t'illustrer le mouvement. La puissance, c'est un pouvoir être que l'on a. Par exemple, si je suis un homme, j'ai la possibilité d'apprendre la piano, même si je ne le sais pas encore. Cependant, si je suis une pierre, je n'ai pas cette possibilité. Je suis donc en puissance joueur de piano. C'est une être d'être que je possède, même si je ne l'ai pas encore. C'est la même chose quand je vais l'avoir appris. Je vais alors avoir le savoir en acte, surtout quand je vais jouer le piano. C'est la même chose pour devenir père. Il est impossible à une femme de devenir père. Elle peut simplement être mère. Toi, cependant, tu as le pouvoir de devenir père un jour. Et quand tu le seras devenu, tu seras véritablement père en acte.
Pour expliquer le mouvement, il est plus facile de prendre un cas évident : Le cas de l'eau que l'on réchauffe. On a de l'eau froide, que l'on veut faire devenir chaude. L'eau est donc en puissance chaude, mais elle ne l'ai pas encore. On commence à la faire chauffer. Elle commence donc à s'actualiser vers la chaleur, elle ne l'a pas atteint. Mais il est un certain acte qui se fait. C'est l'acte de la chaleur qui commence à s'actualiser, mais qui reste en puissance. Et cette actualisation est un mouvement. Le mouvement est alors l'acte de ce qui est en puissance en tant qu'il est en puissance.
Ah, mais j'ai aussi oublié de t'expliquer les 3 principes nécessaires au mouvement, pour que tu comprennes bien. Le mouvement s'effectue toujours à partir de contraires et d'un sujet. Par exemple, j'ai un bloc de marbre, qui est PRIVÉE de forme, qui va ACQUÉRIR UNE FORME DE STATUE, et il y a quelque chose qui va rester pareil : c'est la MATIÈRE, le marbre, le SUJET.
Voilà pour aujourd'hui, il faut que j'aille manger et que je répondre brièvement à Julien. Je continuerai une autre fois, peut-être à partir de ta réaction!
A+
Pierre-Nicolas
Cher Julien,
Comme d'habitudes, tes propos m'étonnent. Je commence à penser que tu ne comprends pas vraiment ce que j'écris ou que tu ne prends pas véritablement le temps de le lire.
Pour te répondre brièvement.
1.Le Big-Bang. Cela n'a aucun rapport. Ma preuve montre que Dieu existe, qu'il y est un Big Bang ou non. Et ma preuve est nécessaire. Essaie de la comprendre. Et de toute manière, penser que le monde vient du Big Bang, c'est-à-dire que l'être est sortie du néant, est véritablement d'une grande stupidité.
2.Ensuite, par rapport au fait que si Dieu a droit a tout, je ne comprends pas du tout le rapport. On chercher à trouver si Dieu existe ou non. Même si tu ne veux pas que le soleil existe, il va exister quand même et cela va lui donner les droits qu'il va avoir en tant que Soleil, d'après son être. Mais analyser l'être de Dieu est une autre question qui n'a pas rapport ici.
3.Si Dieu te tape sur les nerfs, c'est que tu ne comprends pas ce qu'est Dieu ou que tu es un être vicieux, car Dieu est le souverain bien, cause finale de toute chose.
4.Que le déterminisme soit vrai ou non, cela ne change rien ici, c'est un autre problème. Il faut rester dans les limites du problème examiné et ne pas changer de sujet!
A+
Pierre-Nicolas
Salut à chacun de vous,
je me permet de m'imiscer dans l'échange. D'emblée j'aimerais mentionner que j'avais exposé cette preuve à la critique par la bouche de Platon en commentaire à une de tes interventions Pierre-Nicolas (6 octobre) et que j'ai apporter quelques réserves à ce genre de discours de la theologia rationalis (13 octobre). Je fais de la pub sur mes anciens post! héhé
Mais plus spécifiquement sur ce qui nous intéresse ici, j'ai une question à poser. Dans cet argument présenté par Pierre-Nicolas que nous pourrions appeler une forme de preuve cosmologique de l'existence de Dieu, on fait un saut de l’empirique au supra sensible dans notre recherche du principe de mouvement pour éviter la régression à l'infini. Dieu explique et justifie fondamentalement qu'il y ait mouvement. On en vient donc à relier une cause dans le supra sensible à une chose dans le sensible. Comment attester d’un tel lien causal qui dépasse l’expérience? C'est une impasse pour la raison. Comment une instance métaphysique pourrait-elle agir sur le monde matériel? Quel serait son pont? Dans le mythe biblique de la création on répond au problème par le verbe. Dieu dit et la chose apparaît dans l'être. Inutile de démontrer que ce n'est pas tellement logique... alors c'est quoi? Comment Dieu qui n'a pas de corps fait-il pour incarner ici-bas sa volonté, ou du moins comment l'a t-il fait, selon cette preuve, dans l'impulsion originelle du mouvement?
Très cordialement,
Alex
Salut Alex!
Je n'ai pas beaucoup de temps pour te répondre, mais je te promets une réponse plus développée pendant la semaine de relâche! Premièrement, j'ai essayé de trouver ton message du 13 octobre avec ta critique, mais j'ai juste trouvé une citation de Platon? Je ne vois pas en quoi cela est une critique?
Deuxièmement, je comprends un peu le point que tu amènes, mais j'aimerais que tu le développes.
Tu dis qu'on en vient à relier une cause dans le supra sensible à une chose dans le sensible. Quel est le problème avec cela? Ensuite, tu demande comment attester un tel lien causal qui dépasse l'expérience. Encore une fois, pourquoi c'est une impasse pour la raison? Si je marche sur une plage et que je vois des empreintes d'homme, même si je ne vois pas l'homme qui a fait ces empreintes, je suis sûr qu'elles sont de quelqu'un. Pas besoin « d'expérimenter » cette personne. Ensuite, tu demandes comment une instance métaphysique pourrait agir sur le monde matériel. Encore une fois, quel est le problème ? La métaphysique est en lien avec l'être et le monde matériel a possède des formes. Il a donc de l'être.
En ce qui concerne la Bible, je ne vois pas vraiment ce que cela vient faire dans le débat et je ne comprends pas la solution. Le Verbe est un développement johannique et il n'est pas incarné à la création, alors il reste immatériel. On ne peut donc pas à mon avis parler de véritable parole qui s'entend. Et même là, pourquoi cela ne serait pas logique ? Finalement, tu demandes comment un être qui n'a pas de corps fait pour incarner sa volonté ? Je voudrais savoir ce qu'il lui en empêche selon toi?
A+
Pierre-Nicolas
Salut Pierre!
Je n’ai pas posé plusieurs questions, c’était différentes formulations qui se voulaient converger vers une seule. J’ai de la difficulté à me représenter comment Dieu a pu causer le premier mouvement dans le monde physique. Il me manque un pont qui lierait l’immatériel au matériel dans cette preuve.
Je ne vais pas expliciter davantage mes formulations de cette question qui ne te conviennent pas… ce n’est pas un travail universitaire c’est un blog où tout comme toi je manque de temps.
Ceci dit, est-ce que tu comprends ma question? Car tu n’as pas approché de réponse... ou peut-être celle-ci "La métaphysique est en lien avec l'être et le monde matériel a possède des formes. Il a donc de l'être." Ça veut rien dire. Tu dis donc seulement que tu ne vois pas de problème. Je ne vais pas écrire 2 pages pour préciser, si tu ne comprends pas l’essentiel de ce que je veux dire, oublie cette question!
Par ailleurs, merci pour tes commentaires sur ma référence probablement mal habile sur la bible. Je ne suis pas un exégète, je vais réviser ces notions aussitôt que j’aurai récupéré ma bible que j’ai prêtée. Mais de mémoire dans le récit de la création on illustre par la parole ce pont, je n’aurais pas dû dire le « verbe ».
Bye
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