mardi 22 juillet 2008

La capitulation moderne de la femme


La capitulation moderne de la femme (extrait d'un essai de G.K. Chesterton: Ce Qui Cloche Dans Le Monde)

[...] en cette fin de siècle (19ième siècle), il est arrivé une chose suprenante et stupéfiante. [...] la femme a publiquement capitulé devant l'homme. Elle a sérieusement et officiellement reconnu que c'était l'homme qui avait toujours eu raison, que la place publique était vraiment plus importante que le foyer, que la politique n'était pas un prétexte pour boire de la bière, mais une solennité sacrée, devant laquelle devaient se prosterner ses nouvelles adoratrices. [...]

Nous nous étions habitués, nous autres hommes, à voir nos femmes et nos mères, et nos grand mères et nos grand'tantes déverser en choeur leur mépris sur marottes de sport, de beuverie et de partis politiques.

[...] Au long de cette vieille guerre entre foyer et place publique, mâles et femelle s'étaient laissé aller à l'exagération et à l'extravagance, dans le sentiment qu'il leur fallait maintenir la balance en équilibre. Nous avions dit à nos femmes que le Parlement venait de s'occuper d'affaires très importantes; mais il ne nous était jamais venu à l'esprit qu'elles puissent le croire.

[...] Je suppose qu'il y a dans tout combat, à quelque époque qu'on remonte une vague aspiration de conquête: mais nous n'avions jamais rêvé de conquérir les femmes si complètement que cela. Nous n'attendions d'elles qu'un peu plus de tolérance pour nos sottises: nous ne leur avions jamais demandé de les prendre au sérieux.

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G.K. Chesterton; romancier, polémiste anglais, ayant surtout vécu lors de la fin du 19ième siècle. Esprit conservateur pour plusieurs, malgré le fait qu'il méprisait le conservatisme qui ne faisait que conserver la richesse au riche, et raillait contre les progressistes, qui jugeaient comme étant des hommes déboussolés, qui de par le fait qu'ils ont perdu le nord, ne peuvent qu'être agité et déterminé par toute idéologie proposant de restaurer le paradis terrestre.

J'oubliais Chesterton quelques chapitres plus loins spécifiait: "La question n'est pas de savoir si les femmes sont dignes de voter, mais si le vote est digne des femmes."

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