Les chiffres de ce matin de chez StatsCan nous indique une augmentation de 0.1% du taux de chômage. Ou une diminution du taux d'emploi de -0.4%
Je vais décomposer les statistiques sorties ce matin:
Il y eut une chute de -1.1% des emplois dans le secteur public (du gouvernement): ceci est probablement dû à toutes les personnes qui ont travaillé aux élections fédérales et qui se retrouvent sans emploi.
Il y eut une chute de 0.3% des emplois dans le secteur privé. Principalement perdus dans le secteur manufacturier, il faut noter que le secteur de la construction a eu un accroissement de son taux emploi.
Les canadiens et journalistes semblent soutenir qu'un programme d'infrastructure pourrait aider à la stimulation de la demande et de la consommation. Quoique je doute de la sagesse de nous voir consommer plus, postulons que l'accroissement de la consommation en récession est une chose désirable. Je proposerai qu'un programme d'infrastructure ne soit pas la meilleure solution dans le but d’accroître la consommation et qu'elle résultera surtout en hausse des salaires et des profits des compagnies de construction.
J'ai trois raisons :
En premier lieu, il ne faut pas oublier que nous avons un des plus bas taux de chômage depuis 30 ans. Le taux de chômage est aussi très bas dans le secteur de la construction au Canada. Dans ce secteur, le taux d'emploi à progresser de 0.6% en novembre et prêt de 10% depuis 1 an. Alors, un programme d'infrastructure, dans un secteur déjà en santé et qui fonctionne à pleine capacité, aura l'effet de déplacer des ressources utilisées par le secteur privé et les allouer à des projets publics. L’effet sur l’emploi de ce type de mesure serait minime.
Deuxièmement, si, malgré le premier argument, nous soutenons qu’il y aurait un effet réel sur l’économie, les effets d’un programme d’infrastructure ne se feraient sentir que lorsque le Canada aurait quitté la récession. Car un programme de ce type prend du temps à être mis en place et les projets doivent être évalués et soumis à un appel d’offre, etc.
Troisièmement, je le souligne en dernier, car il faudrait voir d'autres études qui confirmeraient les conclusions de celle-ci: Mais selon Perotti : 2005 le multiplicateur fiscal du Canada pour une hausse des dépenses gouvernementale, est négatif. Ce qui veut dire que lorsque le Canada dépense de l'argent, l'effet sur le PIB est négatif. Mais le même multiplicateur fiscal pour une diminution de taxe est positif. Ce qui veut dire qu'une diminution de taxe ou d'impôt a un impact plus grand sur le PIB.
Il faut souligner que ceci ne s'applique qu'au Canada, les États-Unis ayant un multiplicateur fiscal positif lorsqu'ils augmentent leurs dépenses gouvernementales.
Stephen Gordon, professeur d'économie à l'Université Laval, propose deux choses:
1- Une diminution temporaire de la TPS (à 4%) avec promesse de l'augmenter à nouveau à 7% en 2010.
2- Une diminution immédiate de l'impôt sur le revenu.
En 2010; nous nous retrouverons avec une TPS revenue à son niveau de 2005, à 7%. Mais un impôt plus bas sur le revenu. Juste la promesse d'augmenter à 7% la TPS en 2010 aura effet de déplacer de la consommation future en consommation présente.
Naturellement je n'ai pas besoin de souligner que le multiplicateur politiquef à faire des programmes gouvernementaux est positif. Les gains seront très élevés pour le parti politique qui va le faire, mais les Canadiens seront plus pauvres qu'ils ne l'étaient sans cela.
P.S: Il faut noter que le salaire horraire moyen a augmenté de 4% mais que le CPI pendant a augmenté que de 2.2%.
P.S.S.: StatsCan devrait, toujours, dans la mesure du possible, produire des informations concernant la médiane et non la moyenne.
Je vais décomposer les statistiques sorties ce matin:
Il y eut une chute de -1.1% des emplois dans le secteur public (du gouvernement): ceci est probablement dû à toutes les personnes qui ont travaillé aux élections fédérales et qui se retrouvent sans emploi.
Il y eut une chute de 0.3% des emplois dans le secteur privé. Principalement perdus dans le secteur manufacturier, il faut noter que le secteur de la construction a eu un accroissement de son taux emploi.
Les canadiens et journalistes semblent soutenir qu'un programme d'infrastructure pourrait aider à la stimulation de la demande et de la consommation. Quoique je doute de la sagesse de nous voir consommer plus, postulons que l'accroissement de la consommation en récession est une chose désirable. Je proposerai qu'un programme d'infrastructure ne soit pas la meilleure solution dans le but d’accroître la consommation et qu'elle résultera surtout en hausse des salaires et des profits des compagnies de construction.
J'ai trois raisons :
En premier lieu, il ne faut pas oublier que nous avons un des plus bas taux de chômage depuis 30 ans. Le taux de chômage est aussi très bas dans le secteur de la construction au Canada. Dans ce secteur, le taux d'emploi à progresser de 0.6% en novembre et prêt de 10% depuis 1 an. Alors, un programme d'infrastructure, dans un secteur déjà en santé et qui fonctionne à pleine capacité, aura l'effet de déplacer des ressources utilisées par le secteur privé et les allouer à des projets publics. L’effet sur l’emploi de ce type de mesure serait minime.
Deuxièmement, si, malgré le premier argument, nous soutenons qu’il y aurait un effet réel sur l’économie, les effets d’un programme d’infrastructure ne se feraient sentir que lorsque le Canada aurait quitté la récession. Car un programme de ce type prend du temps à être mis en place et les projets doivent être évalués et soumis à un appel d’offre, etc.
Troisièmement, je le souligne en dernier, car il faudrait voir d'autres études qui confirmeraient les conclusions de celle-ci: Mais selon Perotti : 2005 le multiplicateur fiscal du Canada pour une hausse des dépenses gouvernementale, est négatif. Ce qui veut dire que lorsque le Canada dépense de l'argent, l'effet sur le PIB est négatif. Mais le même multiplicateur fiscal pour une diminution de taxe est positif. Ce qui veut dire qu'une diminution de taxe ou d'impôt a un impact plus grand sur le PIB.
Il faut souligner que ceci ne s'applique qu'au Canada, les États-Unis ayant un multiplicateur fiscal positif lorsqu'ils augmentent leurs dépenses gouvernementales.
Stephen Gordon, professeur d'économie à l'Université Laval, propose deux choses:
1- Une diminution temporaire de la TPS (à 4%) avec promesse de l'augmenter à nouveau à 7% en 2010.
2- Une diminution immédiate de l'impôt sur le revenu.
En 2010; nous nous retrouverons avec une TPS revenue à son niveau de 2005, à 7%. Mais un impôt plus bas sur le revenu. Juste la promesse d'augmenter à 7% la TPS en 2010 aura effet de déplacer de la consommation future en consommation présente.
Naturellement je n'ai pas besoin de souligner que le multiplicateur politiquef à faire des programmes gouvernementaux est positif. Les gains seront très élevés pour le parti politique qui va le faire, mais les Canadiens seront plus pauvres qu'ils ne l'étaient sans cela.
P.S: Il faut noter que le salaire horraire moyen a augmenté de 4% mais que le CPI pendant a augmenté que de 2.2%.
P.S.S.: StatsCan devrait, toujours, dans la mesure du possible, produire des informations concernant la médiane et non la moyenne.
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