samedi 3 mars 2012

Frais de scolarité - Comment trouver une solution équitable ?

Le gel des frais de scolarité équivaut à une diminution de ceux-ci puisque l'indice des prix à la consommation (IPC) s’accroît. Suivant l’inflation, le dollar d’hier vaut moins que celui de demain.

Pour comprendre la hausse des frais de scolarité, il faut minimalement comparer ces frais avec des dollars de même valeur, c’est-à-dire avec un dollar constant.

Voici maintenant les frais de scolarité avec un dollar basé sur celui de 2011.


La moyenne payée par les générations précédentes s’établit à 1 820$ avec un écart-type de 600$. Depuis 1992, les frais de scolarités sont au-dessus de la moyenne.

Dans un souci d’équité, on peut adhérer au principe voulant que la génération actuelle puisse bénéficier d'un coût à l'éducation comparable, ou même meilleur, aux coûts des générations antérieures.

Cependant, il est difficile de fixer une valeur aux frais de scolarité qui serait équitable d'un point de vue intergénérationnel. Autrement dit, une valeur qui serait, toutes choses étant égales par ailleurs, équivalente entre les générations.

En analysant le graphique, on peut constater que le problème principal provient du grand écart-type découlant des variabilités des frais depuis 40 ans. En effet, les gels de long terme et les chocs des dégels (1989-1994 et 2007-2011) contribuent à la difficulté d'établir un coût relativement constant entre les générations.




Une proposition visant des frais équitables…

Ma proposition ne vise pas un objectif idéologique comme la gratuité scolaire, mais bien une forme équitable d'un point de vue intergénérationnel.

Le retour aux frais de 1994 peut être un départ puisqu'elle n’est pas si reculée dans le temps, mais aussi peu récente. À l'époque, les droits de scolarité, selon une période de 5 ans (trois années de premier cycle et deux années de deuxième cycle), équivalaient annuellement à 2 322$ en moyenne (de 1990 à 1999). Les frais actuels sont de 2 168$. Une hausse de 154$ peut déjà s'annoncer comme un compromis minimal.

Par ailleurs, un maximum pourrait être basé sur la moyenne depuis 1968 plus l’écart-type : 1 820$ + 600$ = 2 420$. Autrement dit, depuis 1968, les droits de scolarités annuels exigés étaient de 2 420$ ou moins , et ce, la majeure partie du temps (84%).

Pour ceux qui sont contre la hausse annoncée, soit 3 480 en dollars constants en 2016, voilà qu'un maximum de 2 420$ pourrait être également un compromis.

Dans ce contexte, voici une première proposition :

Ceteris paribus, les frais de scolarité devraient être fixés entre 2 322 $ et 2 420 $ tout au plus.

De plus, une fois fixés, il sera impératif de ne plus geler ces frais. En indexant le montant fixé, et ce, à chaque année, on s'assure d'une contribution étudiante plus stable et équitable à long terme.

Il va sans dire que cette proposition ne plaira pas à tout le monde. Qu'à cela ne tienne. L'important ici n'est pas de prendre cet intervalle comme la solution. L'important, c'est de suivre une démarche basée sur une équité intergénérationnelle dans la fixation des frais de scolarité. Il demeure qu'il reste bien d'autres nuances à considérer.





Considérations factuelles à apporter…

Un problème d’équité intergénérationnelle ne se résout pas via une belle formule toute simple. J'ai fait une proposition qui va paraître très réductionniste pour certains. Une raison pour cela est que dans ce genre de calcul, il y a toujours des externalités qui sont ignorées. Par contre, ceci ne doit aucunement justifier de ne pas faire de démarche raisonnée basée sur des faits et non des perceptions générationnelles remplies de préjugés.

Des externalités qui seraient souhaitables d’analyser pourraient être, entre autres, la charge intergénérationnelle au niveau de la dette fiscale et environnementale, des écarts salariaux par classe d’âge, des effets à prévoir sur le vieillissement de la population, les frais afférents, le coût de la vie, etc.

Je déplore que ce type d’exercice n’ait pas été fait par les organisations étudiantes opposées à la hausse des frais de scolarité, du moins qu'en partie. Par contre, je déplore encore plus que ces analyses n'ont pas été réalisées rigoureusement par ceux à qui incombe la responsabilité de justifier cette hausse, c'est-à-dire le gouvernement du Québec. Le seul argument reposant sur l’équité intergénérationnelle argué par la ministre Line Beauchamp est celui de l’indexation systématique des frais à partir de 1968. Cette démarche est non seulement arbitraire, mais elle est totalement exagérée. Je m’attends à plus de nos élites que cette rhétorique insidieuse.

Bonnes réflexions!


Julien Cardinal
Économiste


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Sources :

Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études: http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/ccafe/50-1123.pdf

Autres :
http://www.statcan.gc.ca/pub/75f0002m/2010005/cpi-ipc-eng.htm
http://scfp.ca/cpicalculator.php
http://simoncrepeault.blogspot.com/2012/02/comprehensible-la-greve-etudiante.html

dimanche 6 février 2011

Graphiques sans prétention sur le célibat...



Taux de célibataire au Québec par tranche d'âge


Capacité d'attiré par âge


dimanche 3 janvier 2010

dimanche 24 mai 2009

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine


Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine
Par John-J Mearsheimer, Stephen M. Walt, Laure Manceau
Publié par Editions La Découverte, 2007
ISBN 2707152617, 9782707152619


dimanche 22 mars 2009

L’ADN et les Pères fraudés

Le 17 février 2009, un autre jugement de la cour d'appel est venu affirmer qu'un père prouvant qu'il n'est pas le père biologique de son enfant ne peut casser la filiation avec ce dernier même si au moment où il a signé l'acte de naissance de l'enfant, il avait été induit en erreur et qu'il ne savait pas qu'il n'était pas le père biologique.

Ce genre de cas est plutôt répandu. Normal puisque la loi est ainsi faite. Les articles 530 et 531 C.c.Q. se lisent:

« Art. 530. Nul ne peut réclamer une filiation contraire à celle que lui donnent son acte de naissance et la possession d'état conforme à ce titre. »

« Art. 531. Toute personne intéressée, y compris le père ou la mère, peut contester par tous moyens la filiation de celui qui n'a pas une possession d'état conforme à son acte de naissance. »

Toutefois, le père présumé ne peut contester la filiation et désavouer l'enfant que dans un délai d'un an à compter du jour où la présomption de paternité prend effet, à moins qu'il n'ait pas eu connaissance de la naissance, auquel cas le délai commence à courir du jour de cette connaissance. La mère peut contester la paternité du père présumé dans l'année qui suit la naissance de l'enfant. »

Vous trouverez le jugement sur jugements.qc.ca - Cours d'appel - Droit de la famille - 09358.

Pauline Houle, auteure-psychothérapeute, a publié « Je pensais être le Père de tous mes enfants! » que vous pouvez acheter sur : testadnetperes.com.

Vous pouvez la voir dans une entrevue qu'elle a donné à TQS.

lundi 9 mars 2009

Les médias et l'humour




Y a un bon fond de vérité le gros cave :)


mardi 13 janvier 2009

dimanche 14 décembre 2008

Heille cousin de Ghandi (Julien): c'est quoi ton courriel donc? J'ai besoin de ton aide pour m'assister dans un coup d'éclat avant-gardiste radicale.

jeanfrancois.letourneau@gmail.com

lundi 8 décembre 2008

les miennes

PLQ 71 -42%
PQ 50 - 33%
ADQ 4 - 16%
QS 0 - 4%
PV 0 - 4%

jeudi 4 décembre 2008

Sans éthique

Texte présenté à Impact Campus et refusé après consultation d'un professeur "expert en éthique". J'imagine qu'il s'agit d'un saint hermite qui vit de pluie et d'excréments de drosophiles, isolé au sommet d'un pylône d'Hydro-Québec où il peut consacrer tout son temps à la réflexion critique sur la morale. En tout cas, la sensibilité des Mahométans, Chrétiens et autres partisans de la psychose culturelle n'aura pas été heurtée.

Le pape est très inquiet. Son troupeau de brebis, se plaint-il, devient trop matérialiste, trop superficiel, trop étranger à la vie spirituelle. Au beau milieu de la nuit, incapable de dormir, il grignote des hosties et cherche une réponse à la question qui le hante : pourquoi donc se sont-ils détournés de Dieu?

Pourquoi donc? Il est pourtant venu en personne parmi les hommes pour donner un sens à leur vie, leur apprendre qu’il fallait haïr son corps, que la sexualité était chose honteuse, que la vie sur terre était pratiquement sans valeur et que seuls ceux qui croyaient sincèrement à son message d’amour auraient droit au privilège de ne pas rôtir éternellement en enfer. Comme si ce n’était pas amplement suffisant, il est même devenu un zombie pour faire fléchir les plus incrédules. De temps en temps, pour renforcer la foi de ses brebis, il accomplie des miracles. Par exemple, il fait passer pour une sainte une vieille crapaude ratatinée et hypocrite qui a longtemps vécu en Inde. Elle offrait son soutient aux chefs d’État les plus crapuleux, détournait l’argent vouée aux pauvres afin d’accroître sa secte nécrophile à travers le monde et encourageaient les exploités de ce monde à accepter leur sort comme un don du ciel, mais grâce à Dieu, elle est devenue une starlette auréolée d’un prestige mystique. Miracle!

Assurément, les craintes du pape sont fondées : nous nous intéressons aujourd’hui bien davantage au monde matériel qu’à la bonne nouvelle de notre sauveur, le crucifié zombie cosmique. Qu’avons-nous donc fait de notre spiritualité? Pourquoi nous semble-t-elle si désuète? Aurions-nous manqué une mise à niveau? Dieu aurait-il développé une version améliorée de son message, une version sans bug, un christianisme 2.0 ?




"Allah, merci pour cet upgrade!"

En fait, c’est une croyance fort répandue. On répète dans certaines parties du monde (et même ici!) que Dieu aurait décidé de mettre les choses au clair en chuchotant son message upgradé dans l’oreille d’un marchand de chameaux illettré au beau milieu du désert d’Arabie.

« Chu écœuré en ostie qu’on me prenne pas au sérieux là! Écoute : poursuis ceux qui doutent de mon existence et décapite-les au plus crisse! » lui aurait-il dit, avant d’ajouter « Justement, à propos du crisse, c’était juste une blague, l’affaire de la crucifixion. Yé même pas mort : j’ai envoyé une autre personne sur la croix! Ha! Avoue qu’était bonne, hein? […] Comment ça, c’était de mauvais goût? C’est qui le Dieu icitte tabarnak? Moi ou toi, hein? Anyway, reviens demain: j’vais avoir plus de choses à te dire. »

Le soir venu, le marchand illettré rentra chez lui et raconta son expérience à sa femme :

-Chérie! Ça m’est arrivé de nouveau : j’ai entendu des voix!

-Hé bien! C’est curieux : depuis que tu t’es mis à prêter l’oreille à ces crétins, tu entends tes ‘voix’ bien plus souvent.

-Quels crétins?

-Tu sais très bien! Je parle de ceux qui sont toujours en chicane avec les Juifs. Ils répètent à tous et à toutes qu’un sauveur, un père qui est son propre fils, est descendu des nuages sur une croix et qu’en mangeant son foie, on pourra déplacer des montagnes de moutarde. Depuis que nous leur avons loué la chambre d’invité, tu n’es plus pareil. Tu ne t’occupes même plus des chameaux!

-Ah! Ne dis pas ça mon trésor. Ils sont vraiment sympa, voyons! Tu devrais entendre leurs trucs. C’est vraiment inspirant!

-Vraiment?

-Oui, oui, je te l’assure! Tu vois, en fait, il n’y a qu’un seul Dieu et…

Quelques années plus tard, le marchand illettré devint un despote illettré et encore aujourd’hui, plus d’un millénaire après sa mort, des centaines de millions d’enfants apprennent à le vénérer, lui et les voix qu’il était le seul à entendre. D’ailleurs, il semble que Dieu lui aie dicté des paroles à ce point incohérentes qu’elles ne peuvent être prises au sérieux sans préalablement anéantir toute pensée critique.

Si c’est là ce que Dieu entend par une mise à niveau, il est sérieusement déconnecté de la réalité. D’ailleurs, je soupçonne qui si l’univers était une démocratie, il y a longtemps que nous l’aurions remplacé par une personnalité plus compétente. Il est à ce point habitué d’exercer le pouvoir suprême qu’il pense n’avoir plus de comptes à rendre. On dirait une espèce de Maurice Duplessis cosmique.

Pour ma part, je suis persuadé que si j’avais connu son dernier prophète, je me serais bien entendu avec lui. Assurément, j’aurais été plus sympa avec lui que le fut notre Dictateur Céleste. Après tout, il avait une sacrée imagination, ce mec. S’il avait vécu de nos jours, peut-être aurait-il écrit des romans du genre psychédélique, un peu comme ceux de Salman Rushdie. Qui sait? Nous aurions même pu devenir colocataires. Je m’imagine bien la scène :

-Salut Momo! Que je lui aurais dit.

-Comment? Hein? Oh! Salut.

-Mais voyons, qu’as-tu donc?

-Eh bien, c’est que…

-Hé! Ne fais pas le malin. J’te connais bien, Momo. T’as pas pris tes médicaments hier, n’est-ce pas?

-Mais si, voyons!

-Sincèrement?

-Ah, d’accord : j’ai oublié. Ce matin, en déjeunant, j’ai entendu des voix… des voix… le Capitaine Crounch m’a dit de tuer les infidèle et…

-Hé! Tu sais ce qui arrive quand tu arrêtes de prendre tes médicaments : tu finis toujours par te retrouver à l’urgence psychiatrique en train de gueuler qu’il faut décapiter je ne sais qui. Ce n’est pas drôle ça, Momo. Arrête de lire ton livre de scientologie et prends tes pilules, d’accord? D’ailleurs, tu veux toujours aller au Folichon ce soir?

-Ah, ça! Bien sûr!

lundi 10 novembre 2008

La nature humaine et les armes

Bien que beaucoup se laisseront tirer dans un triller macabre, ce qui n'est pas une mauvaise chose, je vous invite à mettre vos lunettes anthropologiques afin de déguster cette fiction (je l'espère) japonaise datant de 2000.

Batoru rowaiaru (Bataille Royale)


http://video.google.com/videoplay?docid=1225842003597524246&hl=fr

Le 2 (BR II) sorti en 2003

http://video.google.com/videoplay?docid=8940760231480534666&ei=k-kXSYf8GJycrALmx8nEDQ&q=BRII&hl=fr&dur=3

samedi 1 novembre 2008

Peut-on dire que l’élection fédérale du 14 octobre a été décidée par la majorité du peuple ?

Deux courants d’analyse économique s’y intéressent: la théorie des choix sociaux et la théorie des choix publics

Par exemple, si on définit le terme comme une simple pluralité des voix (ou majorité relative) parmi les individus qui ont le droit de vote, les conservateurs viennent d’être portés au pouvoir par 22 % des électeurs, c’est-à-dire les 38 % qui ont voté pour eux parmi les 59 % qui se sont donné la peine d’aller voter. Dans ce sens, on peut dire que la majorité du peuple a décidé de l’élection.

Des problèmes insurmontables se posent quand on prend la majorité au sens de 50 % + 1 des électeurs. Au moins trois raisons expliquent pourquoi il est difficile, voire impossible, de dire que cette majorité détermine l’issue des urnes.

1) La majorité est souvent incohérente, elle exprime des préférences intransitives de sorte qu’elle peut vouloir simultanément une chose et son contraire.

2) Quand ce problème ne se pose pas, on peut démontrer que c’est l’électeur médian (celui qui a les préférences médianes, médiocres) qui, en fait, décide au nom de la majorité. Cela explique pourquoi les partis politiques, notamment les deux principaux partis, ont, durant la campagne électorale, défendu des positions semblables et proches du centre (c’est-à-dire de la médiane). Dans ce cas, la majorité, même si elle décide, demeure, en pratique, insatisfaite.

3) À part notre propre système électoral, il y a plusieurs manières de compter la majorité: après plusieurs tours de scrutin, en employant la « méthode de Condorcet » (Dont Julien nous a déjà fait la démonstration) ou le « décompte de Borda », etc.

Un économiste mathématicien a construit un théorème selon lequel, pour tout groupe d’électeurs à préférences données, il existe au moins une méthode de comptage qui donnera la majorité à n’importe laquelle des options soumises aux voix.

Ne serait-il pas plus approprié de faire des pressions pour un changement de comptabilisation du scrutin que de vouloir changer le système électoral actuel.

Puisque advenant un changement de méthode électoral pour le système de scrutin proportionnel plurinominal. Il risque d'y avoir de moins en moins de chance de voir un gouvernement majoritairement élu par le peuple et beaucoup plus de chance de faire en sorte que les gouvernements deviennent de coalition, se qui finirait par rassembler des partis trop éloignés idéologiquement, rendant plus difficile la mise en place de grandes réformes ?

mardi 14 octobre 2008

Julien : Les miennes

Parti Conservateur : 120

Parti Libéral : 98

NPD : 35

Parti vert : 1

Bloc : 52

Indép. : 2

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Gouvernement minoritaire PLC-NPD

dimanche 28 septembre 2008

mercredi 6 août 2008

Élection présidentielle étatsunienne 2008

Après cette brève nouvelle de Dom...
Dites nous pour qui voteriez-vous ??

Pour le sexy Obama?

Pour l'affectueux McCain?



lundi 4 août 2008

Devinette...

Je monte un escalier jusqu'à ce que je sois au dessus de sa moitié.
Je descends alors de 10 marches.
Je remonte le tiers du nombre de marches que possède cet escalier.
Je prends une pause.
Je descends la moitié du nombre de marches que j'ai montées jusqu'ici.
Je redescends encore, mais seulement 7 marches.
Je remonte ensuite la moitié des marches que j'ai pu montées et descendre depuis ma pause.
Je suis tanné, je monte tout en haut en faisant 10 grands pas à coup de 3 marches.
Rendu en haut, je me lance par la fenêtre pour avoir écrit cette stupide devinette...

Combien de marches je vais voir défiler avant de me « péter la gueule » sur le sol?
(Autrement dit, combien cet escalier possède de foutus marches?)

mercredi 23 juillet 2008

Et Ganghi sur la femme ?

Pour faire suite à mon cher Dom,

«Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes. Qui peut faire appel au cœur des hommes avec plus d'efficacité que la femme ?»
- Ganghi


Peut-être bien... M. Mohandas Karamchand Gandhi! Oui... peut-être bien, mais n'étant plus contraintes à la violence, leurs efforts de séduction (ou de manipulation) seront sans doute moins nécessaires. Au point tel qu'elles se complaiseront à travailler sur autre chose de non acquis (je vous épagne mes commentaires douteux ici). Ainsi, faute d'effort, elles perderont cette efficacité que, avec admiration, vous leurs attribuée. Après tout, n'oublions pas qu'elles sont ironiquement Homme avant d'être femme et ainsi, par négligeance, elles délaisseront leurs acquis.


Mes citations préférées de Ganghi :

«La véritable éducation consiste à tirer le meilleur de soi-même. Quel meilleur livre peut-il exister que le livre de l'humanité ?»

«A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent.»
«Chaque homme est responsable de sa religion.»

Et d'autres que je ne déteste pas :

«Le bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles.»
«Celui qui est parvenu au cœur même de sa religion est aussi parvenu au cœur des autres religions.»

«En réalité il existe autant de religions que d'individus.»

«Là où il y a la peur, il n'y a pas de religion.»

«Comment peut-on apprendre à se connaître soi-même ? Par la méditation, jamais, mais bien par l'action.»

«On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités.»

«La non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l'animal.»

«La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu'au plus fort.»

mardi 22 juillet 2008

La capitulation moderne de la femme


La capitulation moderne de la femme (extrait d'un essai de G.K. Chesterton: Ce Qui Cloche Dans Le Monde)

[...] en cette fin de siècle (19ième siècle), il est arrivé une chose suprenante et stupéfiante. [...] la femme a publiquement capitulé devant l'homme. Elle a sérieusement et officiellement reconnu que c'était l'homme qui avait toujours eu raison, que la place publique était vraiment plus importante que le foyer, que la politique n'était pas un prétexte pour boire de la bière, mais une solennité sacrée, devant laquelle devaient se prosterner ses nouvelles adoratrices. [...]

Nous nous étions habitués, nous autres hommes, à voir nos femmes et nos mères, et nos grand mères et nos grand'tantes déverser en choeur leur mépris sur marottes de sport, de beuverie et de partis politiques.

[...] Au long de cette vieille guerre entre foyer et place publique, mâles et femelle s'étaient laissé aller à l'exagération et à l'extravagance, dans le sentiment qu'il leur fallait maintenir la balance en équilibre. Nous avions dit à nos femmes que le Parlement venait de s'occuper d'affaires très importantes; mais il ne nous était jamais venu à l'esprit qu'elles puissent le croire.

[...] Je suppose qu'il y a dans tout combat, à quelque époque qu'on remonte une vague aspiration de conquête: mais nous n'avions jamais rêvé de conquérir les femmes si complètement que cela. Nous n'attendions d'elles qu'un peu plus de tolérance pour nos sottises: nous ne leur avions jamais demandé de les prendre au sérieux.

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G.K. Chesterton; romancier, polémiste anglais, ayant surtout vécu lors de la fin du 19ième siècle. Esprit conservateur pour plusieurs, malgré le fait qu'il méprisait le conservatisme qui ne faisait que conserver la richesse au riche, et raillait contre les progressistes, qui jugeaient comme étant des hommes déboussolés, qui de par le fait qu'ils ont perdu le nord, ne peuvent qu'être agité et déterminé par toute idéologie proposant de restaurer le paradis terrestre.

J'oubliais Chesterton quelques chapitres plus loins spécifiait: "La question n'est pas de savoir si les femmes sont dignes de voter, mais si le vote est digne des femmes."

lundi 14 juillet 2008

dimanche 22 juin 2008

Enculer

Enculer [une femme] : Comportement typiquement égoïste et masculin qui fait abstraction de la notion du clitoris et du point G dans le but de satisfaire l’idée de pouvoir qu’un homme pense avoir en insérant sa masculinité dans des endroits restreints. […] [Pensant qu’avec] leurs baguettes magiques, ils peuvent changer chez une femme une zone utilitaire en zone de plaisir. Autrement dit, c’est de montrer qui est le « boss »!


Extrait de Kuproquo, un court métrage québécois où un paisible souper de famille prend une nouvelle direction quand Jérémie, six ans, pose à ses parents une question délicate... et très embarrassante : « Cé quoi ça veut dire « enculer » ? » . Avec Alain Zouvi et Maude Guérin.