dimanche 24 mai 2009

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine


Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine
Par John-J Mearsheimer, Stephen M. Walt, Laure Manceau
Publié par Editions La Découverte, 2007
ISBN 2707152617, 9782707152619


dimanche 22 mars 2009

L’ADN et les Pères fraudés

Le 17 février 2009, un autre jugement de la cour d'appel est venu affirmer qu'un père prouvant qu'il n'est pas le père biologique de son enfant ne peut casser la filiation avec ce dernier même si au moment où il a signé l'acte de naissance de l'enfant, il avait été induit en erreur et qu'il ne savait pas qu'il n'était pas le père biologique.

Ce genre de cas est plutôt répandu. Normal puisque la loi est ainsi faite. Les articles 530 et 531 C.c.Q. se lisent:

« Art. 530. Nul ne peut réclamer une filiation contraire à celle que lui donnent son acte de naissance et la possession d'état conforme à ce titre. »

« Art. 531. Toute personne intéressée, y compris le père ou la mère, peut contester par tous moyens la filiation de celui qui n'a pas une possession d'état conforme à son acte de naissance. »

Toutefois, le père présumé ne peut contester la filiation et désavouer l'enfant que dans un délai d'un an à compter du jour où la présomption de paternité prend effet, à moins qu'il n'ait pas eu connaissance de la naissance, auquel cas le délai commence à courir du jour de cette connaissance. La mère peut contester la paternité du père présumé dans l'année qui suit la naissance de l'enfant. »

Vous trouverez le jugement sur jugements.qc.ca - Cours d'appel - Droit de la famille - 09358.

Pauline Houle, auteure-psychothérapeute, a publié « Je pensais être le Père de tous mes enfants! » que vous pouvez acheter sur : testadnetperes.com.

Vous pouvez la voir dans une entrevue qu'elle a donné à TQS.

lundi 9 mars 2009

Les médias et l'humour




Y a un bon fond de vérité le gros cave :)


mardi 13 janvier 2009

Je suis un nouveau fan de Sarah Silverman











dimanche 14 décembre 2008

Heille cousin de Ghandi (Julien): c'est quoi ton courriel donc? J'ai besoin de ton aide pour m'assister dans un coup d'éclat avant-gardiste radicale.

jeanfrancois.letourneau@gmail.com

lundi 8 décembre 2008

les miennes

PLQ 71 -42%
PQ 50 - 33%
ADQ 4 - 16%
QS 0 - 4%
PV 0 - 4%

Élection Québec 2008

Québec Election:
Je prévois un gouvernement majoritaire Libéral:

Il fait froid, et le monde est écoeuré de la politique et des élections. Je prévois une prime à l'urne pour les libéraux et les partis minoritaires.. L'ADQ va chuter... jusqu'à où... disons 17-18%. (Je vais être plus généreux que les sondages, car lors de l'Élection de 2007, l'ADQ était sous représenté).

PLQ: 41% ====== 70 (2007: 33%-46sièges)
PQ: 31% ======= 47 (2007: 30% -41 sièges)
ADQ: 18% ===== 8 (2007: 28.35%-36 sièges)
QS: 5%
Vert:4%
Autres: 1%

Je crois que tous nos prévisions seront semblables

vendredi 5 décembre 2008

Programme d'infrastructure

Les chiffres de ce matin de chez StatsCan nous indique une augmentation de 0.1% du taux de chômage. Ou une diminution du taux d'emploi de -0.4%

Je vais décomposer les statistiques sorties ce matin:
Il y eut une chute de -1.1% des emplois dans le secteur public (du gouvernement): ceci est probablement dû à toutes les personnes qui ont travaillé aux élections fédérales et qui se retrouvent sans emploi.

Il y eut une chute de 0.3% des emplois dans le secteur privé. Principalement perdus dans le secteur manufacturier, il faut noter que le secteur de la construction a eu un accroissement de son taux emploi.

Les canadiens et journalistes semblent soutenir qu'un programme d'infrastructure pourrait aider à la stimulation de la demande et de la consommation. Quoique je doute de la sagesse de nous voir consommer plus, postulons que l'accroissement de la consommation en récession est une chose désirable. Je proposerai qu'un programme d'infrastructure ne soit pas la meilleure solution dans le but d’accroître la consommation et qu'elle résultera surtout en hausse des salaires et des profits des compagnies de construction.

J'ai trois raisons :
En premier lieu, il ne faut pas oublier que nous avons un des plus bas taux de chômage depuis 30 ans. Le taux de chômage est aussi très bas dans le secteur de la construction au Canada. Dans ce secteur, le taux d'emploi à progresser de 0.6% en novembre et prêt de 10% depuis 1 an. Alors, un programme d'infrastructure, dans un secteur déjà en santé et qui fonctionne à pleine capacité, aura l'effet de déplacer des ressources utilisées par le secteur privé et les allouer à des projets publics. L’effet sur l’emploi de ce type de mesure serait minime.

Deuxièmement, si, malgré le premier argument, nous soutenons qu’il y aurait un effet réel sur l’économie, les effets d’un programme d’infrastructure ne se feraient sentir que lorsque le Canada aurait quitté la récession. Car un programme de ce type prend du temps à être mis en place et les projets doivent être évalués et soumis à un appel d’offre, etc.

Troisièmement, je le souligne en dernier, car il faudrait voir d'autres études qui confirmeraient les conclusions de celle-ci: Mais selon Perotti : 2005 le multiplicateur fiscal du Canada pour une hausse des dépenses gouvernementale, est négatif. Ce qui veut dire que lorsque le Canada dépense de l'argent, l'effet sur le PIB est négatif. Mais le même multiplicateur fiscal pour une diminution de taxe est positif. Ce qui veut dire qu'une diminution de taxe ou d'impôt a un impact plus grand sur le PIB.

Il faut souligner que ceci ne s'applique qu'au Canada, les États-Unis ayant un multiplicateur fiscal positif lorsqu'ils augmentent leurs dépenses gouvernementales.

Stephen Gordon, professeur d'économie à l'Université Laval, propose deux choses:

1- Une diminution temporaire de la TPS (à 4%) avec promesse de l'augmenter à nouveau à 7% en 2010.
2- Une diminution immédiate de l'impôt sur le revenu.

En 2010; nous nous retrouverons avec une TPS revenue à son niveau de 2005, à 7%. Mais un impôt plus bas sur le revenu. Juste la promesse d'augmenter à 7% la TPS en 2010 aura effet de déplacer de la consommation future en consommation présente.

Naturellement je n'ai pas besoin de souligner que le multiplicateur politiquef à faire des programmes gouvernementaux est positif. Les gains seront très élevés pour le parti politique qui va le faire, mais les Canadiens seront plus pauvres qu'ils ne l'étaient sans cela.

P.S: Il faut noter que le salaire horraire moyen a augmenté de 4% mais que le CPI pendant a augmenté que de 2.2%.

P.S.S.: StatsCan devrait, toujours, dans la mesure du possible, produire des informations concernant la médiane et non la moyenne.

Les nuits les plus noires de M. Dion


http://www.canada.com/topics/news/national/story.html?id=1032813


Ou comment M.Dion a sacrifié son idéal...


Et bien oui Mesdames et Messieurs! M. Stéphane Dion ne s’en doute t’il peut être pas, mais a-t-il réalisé son pire cauchemar? Sera-t-il rappelé comme l’homme qui a désuni le Canada et détruit le parti Libéral? Que ses nuits seront silencieuses et noires dans les prochaines années, les yeux ouverts, insomniaques, angoissés par l’échec auquel il sera associé. Nous avons assisté à l’immense implosion d’un individu cette semaine. C’est encore caché, voilé… M. Dion ne s’en aperçoit que subtilement, il entend les fracas de son rêve s’effondrer. Ce qu’il chérit, le Canada et le parti Libéral, vient d’être sacrifié sur la place publique… Et le plus drôle, c’est que peut-être, le seul qui ne s’en est pas encore aperçu c’est M. Dion lui-même…


Car que récolte t’il enfin M. Dion? Un Canada plus que jamais désuni, un parti Libéral qui n’a plus de crédibilité au niveau canadien. Quelle ironie ce sera lors des prochaines élections canadiennes lorsque les conservateurs accuseront les libéraux d’avoir signé un pacte avec le Bloc Québécois? M. Dion a sous-estimé la colère des Canadiens envers le mouvement souverainiste, et encore plus, de ses propres militants libéraux


Alors que les conservateurs semblaient être atteints mortellement… les voilà qu’ils sont revenus à la vie

jeudi 4 décembre 2008

Sans éthique

Texte présenté à Impact Campus et refusé après consultation d'un professeur "expert en éthique". J'imagine qu'il s'agit d'un saint hermite qui vit de pluie et d'excréments de drosophiles, isolé au sommet d'un pylône d'Hydro-Québec où il peut consacrer tout son temps à la réflexion critique sur la morale. En tout cas, la sensibilité des Mahométans, Chrétiens et autres partisans de la psychose culturelle n'aura pas été heurtée.

Le pape est très inquiet. Son troupeau de brebis, se plaint-il, devient trop matérialiste, trop superficiel, trop étranger à la vie spirituelle. Au beau milieu de la nuit, incapable de dormir, il grignote des hosties et cherche une réponse à la question qui le hante : pourquoi donc se sont-ils détournés de Dieu?

Pourquoi donc? Il est pourtant venu en personne parmi les hommes pour donner un sens à leur vie, leur apprendre qu’il fallait haïr son corps, que la sexualité était chose honteuse, que la vie sur terre était pratiquement sans valeur et que seuls ceux qui croyaient sincèrement à son message d’amour auraient droit au privilège de ne pas rôtir éternellement en enfer. Comme si ce n’était pas amplement suffisant, il est même devenu un zombie pour faire fléchir les plus incrédules. De temps en temps, pour renforcer la foi de ses brebis, il accomplie des miracles. Par exemple, il fait passer pour une sainte une vieille crapaude ratatinée et hypocrite qui a longtemps vécu en Inde. Elle offrait son soutient aux chefs d’État les plus crapuleux, détournait l’argent vouée aux pauvres afin d’accroître sa secte nécrophile à travers le monde et encourageaient les exploités de ce monde à accepter leur sort comme un don du ciel, mais grâce à Dieu, elle est devenue une starlette auréolée d’un prestige mystique. Miracle!

Assurément, les craintes du pape sont fondées : nous nous intéressons aujourd’hui bien davantage au monde matériel qu’à la bonne nouvelle de notre sauveur, le crucifié zombie cosmique. Qu’avons-nous donc fait de notre spiritualité? Pourquoi nous semble-t-elle si désuète? Aurions-nous manqué une mise à niveau? Dieu aurait-il développé une version améliorée de son message, une version sans bug, un christianisme 2.0 ?




"Allah, merci pour cet upgrade!"

En fait, c’est une croyance fort répandue. On répète dans certaines parties du monde (et même ici!) que Dieu aurait décidé de mettre les choses au clair en chuchotant son message upgradé dans l’oreille d’un marchand de chameaux illettré au beau milieu du désert d’Arabie.

« Chu écœuré en ostie qu’on me prenne pas au sérieux là! Écoute : poursuis ceux qui doutent de mon existence et décapite-les au plus crisse! » lui aurait-il dit, avant d’ajouter « Justement, à propos du crisse, c’était juste une blague, l’affaire de la crucifixion. Yé même pas mort : j’ai envoyé une autre personne sur la croix! Ha! Avoue qu’était bonne, hein? […] Comment ça, c’était de mauvais goût? C’est qui le Dieu icitte tabarnak? Moi ou toi, hein? Anyway, reviens demain: j’vais avoir plus de choses à te dire. »

Le soir venu, le marchand illettré rentra chez lui et raconta son expérience à sa femme :

-Chérie! Ça m’est arrivé de nouveau : j’ai entendu des voix!

-Hé bien! C’est curieux : depuis que tu t’es mis à prêter l’oreille à ces crétins, tu entends tes ‘voix’ bien plus souvent.

-Quels crétins?

-Tu sais très bien! Je parle de ceux qui sont toujours en chicane avec les Juifs. Ils répètent à tous et à toutes qu’un sauveur, un père qui est son propre fils, est descendu des nuages sur une croix et qu’en mangeant son foie, on pourra déplacer des montagnes de moutarde. Depuis que nous leur avons loué la chambre d’invité, tu n’es plus pareil. Tu ne t’occupes même plus des chameaux!

-Ah! Ne dis pas ça mon trésor. Ils sont vraiment sympa, voyons! Tu devrais entendre leurs trucs. C’est vraiment inspirant!

-Vraiment?

-Oui, oui, je te l’assure! Tu vois, en fait, il n’y a qu’un seul Dieu et…

Quelques années plus tard, le marchand illettré devint un despote illettré et encore aujourd’hui, plus d’un millénaire après sa mort, des centaines de millions d’enfants apprennent à le vénérer, lui et les voix qu’il était le seul à entendre. D’ailleurs, il semble que Dieu lui aie dicté des paroles à ce point incohérentes qu’elles ne peuvent être prises au sérieux sans préalablement anéantir toute pensée critique.

Si c’est là ce que Dieu entend par une mise à niveau, il est sérieusement déconnecté de la réalité. D’ailleurs, je soupçonne qui si l’univers était une démocratie, il y a longtemps que nous l’aurions remplacé par une personnalité plus compétente. Il est à ce point habitué d’exercer le pouvoir suprême qu’il pense n’avoir plus de comptes à rendre. On dirait une espèce de Maurice Duplessis cosmique.

Pour ma part, je suis persuadé que si j’avais connu son dernier prophète, je me serais bien entendu avec lui. Assurément, j’aurais été plus sympa avec lui que le fut notre Dictateur Céleste. Après tout, il avait une sacrée imagination, ce mec. S’il avait vécu de nos jours, peut-être aurait-il écrit des romans du genre psychédélique, un peu comme ceux de Salman Rushdie. Qui sait? Nous aurions même pu devenir colocataires. Je m’imagine bien la scène :

-Salut Momo! Que je lui aurais dit.

-Comment? Hein? Oh! Salut.

-Mais voyons, qu’as-tu donc?

-Eh bien, c’est que…

-Hé! Ne fais pas le malin. J’te connais bien, Momo. T’as pas pris tes médicaments hier, n’est-ce pas?

-Mais si, voyons!

-Sincèrement?

-Ah, d’accord : j’ai oublié. Ce matin, en déjeunant, j’ai entendu des voix… des voix… le Capitaine Crounch m’a dit de tuer les infidèle et…

-Hé! Tu sais ce qui arrive quand tu arrêtes de prendre tes médicaments : tu finis toujours par te retrouver à l’urgence psychiatrique en train de gueuler qu’il faut décapiter je ne sais qui. Ce n’est pas drôle ça, Momo. Arrête de lire ton livre de scientologie et prends tes pilules, d’accord? D’ailleurs, tu veux toujours aller au Folichon ce soir?

-Ah, ça! Bien sûr!

mercredi 3 décembre 2008

Couper dans les subventions aux partis?

Couper dans les subventions aux partis?


Le gouvernement conservateur adore prouver à ceux qui le critiquent qu’ils ont raison. Que les conservateurs sont des dictateurs, des néoconservateurs, des êtres incultes et finalement des bouffeurs d’enfants. Malheureusement en coupant les subventions aux partis demain ma lecture du déjeuner sera gâcher par ces idéologues de service, qui vont à n’en plus finir, se déchirer leurs chemises et se frapper la poitrine… si seulement ils pouvaient le faire en se défonçant la cage thoracique. Peut-être y aurait-il un peu moins de bruits idéologiques lors de mes prochains déjeuners.

Nonobstant cet élément déplaisant, je dois avouer que j’ai aussi eu le goût d’être cet hystérique; de déchirer mon t-shirt et me frapper la poitrine. Car malgré la vulgaire façade démocratique sur lequel ils vont rationaliser leur projet; en déclarant que c’est pour le bien-être collectif en ces temps de ralentissement économique. Les conservateurs, étant des êtres réfléchissant stratégiquement, (ce qui est tout à leur honneur) savent très bien ce qu’il va s’en suivre, la mise à sec des fonds pour les autres partis politiques. Nous allons voir ensuite une mauvaise pièce de théâtre où les partis d’opposition vont jouer les grands-mères effarouchées de cet excès de calcul stratégique…

Cependant, après avoir voulu déchirer mon t-shirt et me frapper la poitrine, mon chat (en me quémandant de la nourriture) m’inspira une pensée et je me suis retrouvé, moi-même, en train de réfléchir. En reprenant mes esprits, ceci est sorti : « Calisse, pourquoi le monde ne font-ils pas des dons à ceux qu’ils veulent voir au pouvoir? ». Sur cette pensée adoucissante, je me suis mis à réfléchir aux putains de questions stupides que les gens ont posées lors des débats des chefs.

La plupart de ces questions demandaient ce que le gouvernement pouvait faire pour eux, à des individus. Putain… Dans quel monde vit-on, comment en est-on rendu à ce que les individus se réfèrent, en premier, au gouvernement lorsque ça va mal. Je me rappelle de ce monsieur qui demandait ce que le gouvernement allait faire pour la chute de son plan de retraite privé! Je me suis demandé s’il aurait accepté de socialiser les profits de ses autres plans de retraite? Les questions lors du débat fédéral sont encore plus navrantes…Dû moins, pour ce vieux monsieur j peux avoir de la sympathie .

Ainsi, je me suis dit : « Dom, tu es pathétique, si ça te fait chier, sort ton chéquier et envoie-leur de l’argent à ces bouffons séducteurs d’électeurs ». Et finalement, je me suis imaginé dire ceci à tous les gens que j’allais rencontrer dans mon existence. Ce qui est plus amusant c’est de voir leur schéma neuronal être tout à fait inadapté à cette pensée. « Quoi? Moi? Que je fasse quoi? Que je saisisse ma liberté pour aider mon parti politique? Avec Mon Argent? Mais pourquoi pas l’argent du gouvernement? Pourquoi Moi? »

À vrai dire, à vois les choses aller, ça me fait bien plus rire que chialer!!!

lundi 10 novembre 2008

La nature humaine et les armes

Bien que beaucoup se laisseront tirer dans un triller macabre, ce qui n'est pas une mauvaise chose, je vous invite à mettre vos lunettes anthropologiques afin de déguster cette fiction (je l'espère) japonaise datant de 2000.

Batoru rowaiaru (Bataille Royale)


http://video.google.com/videoplay?docid=1225842003597524246&hl=fr

Le 2 (BR II) sorti en 2003

http://video.google.com/videoplay?docid=8940760231480534666&ei=k-kXSYf8GJycrALmx8nEDQ&q=BRII&hl=fr&dur=3

samedi 1 novembre 2008

Peut-on dire que l’élection fédérale du 14 octobre a été décidée par la majorité du peuple ?

Deux courants d’analyse économique s’y intéressent: la théorie des choix sociaux et la théorie des choix publics

Par exemple, si on définit le terme comme une simple pluralité des voix (ou majorité relative) parmi les individus qui ont le droit de vote, les conservateurs viennent d’être portés au pouvoir par 22 % des électeurs, c’est-à-dire les 38 % qui ont voté pour eux parmi les 59 % qui se sont donné la peine d’aller voter. Dans ce sens, on peut dire que la majorité du peuple a décidé de l’élection.

Des problèmes insurmontables se posent quand on prend la majorité au sens de 50 % + 1 des électeurs. Au moins trois raisons expliquent pourquoi il est difficile, voire impossible, de dire que cette majorité détermine l’issue des urnes.

1) La majorité est souvent incohérente, elle exprime des préférences intransitives de sorte qu’elle peut vouloir simultanément une chose et son contraire.

2) Quand ce problème ne se pose pas, on peut démontrer que c’est l’électeur médian (celui qui a les préférences médianes, médiocres) qui, en fait, décide au nom de la majorité. Cela explique pourquoi les partis politiques, notamment les deux principaux partis, ont, durant la campagne électorale, défendu des positions semblables et proches du centre (c’est-à-dire de la médiane). Dans ce cas, la majorité, même si elle décide, demeure, en pratique, insatisfaite.

3) À part notre propre système électoral, il y a plusieurs manières de compter la majorité: après plusieurs tours de scrutin, en employant la « méthode de Condorcet » (Dont Julien nous a déjà fait la démonstration) ou le « décompte de Borda », etc.

Un économiste mathématicien a construit un théorème selon lequel, pour tout groupe d’électeurs à préférences données, il existe au moins une méthode de comptage qui donnera la majorité à n’importe laquelle des options soumises aux voix.

Ne serait-il pas plus approprié de faire des pressions pour un changement de comptabilisation du scrutin que de vouloir changer le système électoral actuel.

Puisque advenant un changement de méthode électoral pour le système de scrutin proportionnel plurinominal. Il risque d'y avoir de moins en moins de chance de voir un gouvernement majoritairement élu par le peuple et beaucoup plus de chance de faire en sorte que les gouvernements deviennent de coalition, se qui finirait par rassembler des partis trop éloignés idéologiquement, rendant plus difficile la mise en place de grandes réformes ?

mardi 14 octobre 2008

Julien : Les miennes

Parti Conservateur : 120

Parti Libéral : 98

NPD : 35

Parti vert : 1

Bloc : 52

Indép. : 2

------------------

Gouvernement minoritaire PLC-NPD

Dom: Prédiction

BQ: 51-9% (Même chose qu'en 2006; malgré la déstastreuse campagne conservatrice au Québec; je crois que les conservateurs auront la prime au scrutin)


Libéral: 90 - 28% C'est le plus difficile; car l'Ontario joue pour beaucoup, et je crois que les libéraux vont garder environ le même nombre de siège qu'en 2006. Dû à la bonne performance de Dion dernièrement, et le fait que dans le bureau de vote, la peur anti-harper va jouer un peu.

NPD: 32 - 20%

Conservateur: 135 - 34%

Green Party: 0 - 8%

dimanche 28 septembre 2008

Harper versus Rivard (voici la version longue)

mercredi 6 août 2008

Élection présidentielle étatsunienne 2008

Après cette brève nouvelle de Dom...
Dites nous pour qui voteriez-vous ??

Pour le sexy Obama?

Pour l'affectueux McCain?



L'Âge des ténèbres

L’âge des ténèbres

Je prends rarement le temps d’écrire mes opinions et réflexions à propos d’un film. Mas j’ai beaucoup apprécié le film de Denys Arcand : L’Âge des ténèbres.

Le film, pour ceux qui ne l’ont pas vu, raconte l’histoire d’un fonctionnaire (Jean-Marc Leblanc) travaillant pour l’Office de la Protection du Citoyen, il est marié et est père de deux filles. Cinématographiquement, le film, est à mon avis, moins bien réalisé que : Les Invasions Barbares. Quoique plus originales et plus riches en réflexions.

Jean Marc vit dans un monde débilitant, son environnement est presque entièrement féminin, et ce sont tous des figures féminines négatives. La femme de carrière narcissique, la superviseure castratrice et ses deux filles indifférentes à lui. La seule figure masculine est celle de William Chérubin (Didier Lucien). Et peut être pourrions-nous indiqué aussi une lesbienne, ces deux personnages sont les complices de Jean-Marc dans le film, ces personnages semblent être des amis de Jean Marc.

À travers cet omniprésence du féminin le film traite surtout de l’impuissance de Jean Marc sur divers plans : À travers l’État omniprésent et tout puissant, à travers sa relation avec les femmes et à travers son emploi.


En premier lieu, l’État de l’univers de Jean Marc, est une caricature de l’État québécois et de son côté débilitant. Cet État fortement bureaucratique semble déposséder les individus de leurs autonomies et de leurs moyens d’actions. De plus, l’État a même la prétention de vouloir régler les histoires de sensibilité envers les mots. Par exemple, Jean Marc emploi le mot nègre pour désigner que son collègue de travail travaille comme un nègre. Mais sa superviseure l’envoi au comité de discipline pour être blâmé pour avoir utilisé le mot nègre. Car le mot nègre est devenu un mot interdit par le gouvernement du Québec, il est devenu un non-mot. Jean Marc sera blanchit de mesures disciplinaires, car sa collègue lesbienne et son collègue de race noir, mettra la faute sur un la dépression touchant les fonctionnaires.

Pour se défendre contre toute mesure disciplinaire, l’amie lesbienne de Jean Marc, blâme l’épuisement de fonctionnaire, comme cause de son écart de langage. Mais encore ici, pour se défendre Jean Marc doit dire qu’il n’a aucune prise sur sa vie, qu’il n’a pas de pouvoir sur lui-même.

Domestiquement, Jean Marc ne fait pas très forte figure. Il ne baise plus, ses filles ne lui accordent que peu d’attention. Il est un homme ayant perdu toute autorité, toute masculinité et toute virilité. Sa femme est une femme de carrière, qui essaie de devenir la première agente immobilière du Canada. Elle semble frigide et sa vie est axée vers ses performances du travail. L’impuissance de Jean Marc se dénote par l’utilisation de matériel pornographique pour calmer ses désirs, et la forte présence de fantasme pour pallier à son impuissance. Mais je reviendrai plus tard sur ces fantasmes.

Et son travail n’est pas plus valorisant, il est encore plus impuissant, ses clients venant voir l’Office de Protection Du Citoyen, pour des problèmes reliées à des bureaucraties gouvernementales, ne se voient qu’écouté par Jean Marc, car Jean Marc peut rarement rien faire pour ces clients. Il les écoute, mais il ne peut rien faire. Car la plupart de ses clients sont pris dans des zones floues des bureaucraties.

Ainsi voici l’univers de Jean Marc. Un homme impuissant, dans un monde dont lui échappe toute prise. Il se refoule dans l’utilisation du fantasme. Ses fantasmes sont remplis de femmes, tout comme sa vie réelle, mais où les rôles sont inversées, les femmes de ses fantasmes sont libidinales, chaleureuses, elles ont les aspects positives de la mère qui réconforte, de l’amie qui écoute et de la maîtresse qui désir être possédé par Jean Marc. Il y a aussi le fantasme de son superviseure femme, qui est prise par 2 molosses noires et apporté devant lui (en Jules César) pour être donné à un cruel dictateur noir, pour qu’elle y soit humiliée. Jean Marc dans ses fantasmes reprend le rôle archétypal de l’homme en pleine possession de sa puissance, de sa virilité. Mais ça ne reste que du rêve…

Le film, est à mon avis, présenté en trois actes. Le premier acte c’est Jean Marc avant que sa femme parte à Toronto, et lorsque sa femme part à Toronto, il croit qu’elle va divorcer. Nous pourrions le résumer ainsi Jean Marc avec ses fantasmes et son impuissance.

L’acte deux est lorsque sa femme part à Toronto et que Jean Marc décide de rencontrer une autre femme, et il rencontre une femme, qui nous semble belle et naïve, qui elle vit dans un monde médiéval (un genre de reproduction de dongeon et dragon grandeur nature, mais reproduisant l’époque médiévale européenne, ce point est important) dans les laurentides (ou en estrie). Ainsi si Jean Marc veut avoir sa main, il doit aller dans cette cité médiévale reconstruite. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est comme dans la vraie époque médiévale il devra se battre pour avoir la main. Car cette femme, dans ce monde médiévale est une princesse. Et les chevaliers doivent se battre pour avoir sa main…

Ce qui est intéressant ici, c’est que lorsque Jean Marc décide, timidement, de reprendre sa vie, il trouve une femme qui elle vit dans un monde qui reproduit une vie passé voilà 1000 ans. Ce passé est une époque pleine, de ce que j’appellerai de virilité, et je crois que c’est très consciemment que Denys Arcand a truffé la reproduction de cette cité de petits clins d’oeils. Par exemple, dans cette cité, un prêtre appelle les hommes à aller se battre contre les musulmans, à protéger la chrétienté contre les ennemis. Ici, Arcand fait contraste avec le fait que ses hommes savent qui ils sont, en quoi ils croient et ce qu’i y a des choses digne de se battre pour. Ces hommes sont hommes, car ils croient encore en quelques choses et que le combat est alors nécessaire. Jean Marc dans sa vie est tout le contraire de ces hommes.

Un autre moment de cet épopée dans cette citée médiévale, est lorsque Jean Marc ne peut entrer dans cette cité et que les gardes bloquent l’entrée à Jean Marc car il est soit d’un rang plus élevé que de paysan ou plus bas que d’un noble. Denys Arcand représente les méandres de la bureaucratie moderne, ou à cause de règles et processus stricts des individus se retrouvent impuissants face à l’État. Mais voilà ce que diffèrent de la vie moderne. Un homme costaud, qui demande au garde pourquoi il ne veut pas laissé entrer Jean Marc, empoigne le garde et le lève de deux pieds dans les airs, et le garde accepte ainsi de laisser passer Jean Marc. Ceci contraste encore avec la vie réelle de Jean Marc où ses clients, ne peuvent (ou ne veulent) se servir de leurs forces, de leur volonté, de leur courage pour se libérer des règles d’un État trop bureaucratique. Dans ce monde, la liberté s’acquiert par la force.

Je vois que mon texte commence à être très long et il aurait encore beaucoup à écrire sur l’incident de la piscine et des trois filles peintes en noires (c’est l’ancien code d’honneur où la parole est une chose scellée) et le combat de Jean Marc.) Mais je vais souligner ceci, Jean Marc décide de quitter sa vie médiévale, car il s’aperçoit que ce n’est pas la réalité, que malgré qu’il doit se battre pour obtenir, qu’il doit mesure son courage pour obtenir la main de celle qui désir, il ne veut plus jouer un rôle. Ainsi il revient chez lui… dans sa banlieue

Et voici le troisième acte du film. En arrivant chez lui, il s’aperçoit que sa femme est revenue de Toronto, mais Jean Marc ne veut plus vivre avec elle. Il part de la maison en colère, alors que sa femme lui fait un sermon en marchant dans la rue. Jean Marc la regarde, et voici que tout s’inverse, Jean Marc reprend conscience de son pouvoir et sa puissance, et en regardant sa femme, il lui dit qu’il n’avait jamais imaginé cette possibilité, mais il conçoit désormais qu’il pourrait la tuer. Et Jean Marc repart, sa femme pour la première fois du film, se tait, et elle ne le retient plus. Et lui part vivre dans la maison de son père sur le bord du fleuve.


Le dernier acte, Jean Marc vit sur le bord du fleuve, dans la maison de son père (seule moment de figure symbolique du père dans le film) où il se trouve un petit boulot à travailler dans un grand jardin où ils font de la confiture artisanale. La fin m’a laissé un peu sur le questionnement, Jean Marc gagne à la fin du film ; le calme, le silence, la paix, une figure maternelle positive (dans le film il perd sa mère), il est moins encadré, plus libre. Mais il semble vouloir rester à vivre dans une naïveté. Cette femme qui vient de le prendre en charge, est une mère pas une femme, une compagne, une égale.

J’ai à réfléchir un peu plus sur la fin du film pour en voir les implications.

lundi 4 août 2008

Devinette...

Je monte un escalier jusqu'à ce que je sois au dessus de sa moitié.
Je descends alors de 10 marches.
Je remonte le tiers du nombre de marches que possède cet escalier.
Je prends une pause.
Je descends la moitié du nombre de marches que j'ai montées jusqu'ici.
Je redescends encore, mais seulement 7 marches.
Je remonte ensuite la moitié des marches que j'ai pu montées et descendre depuis ma pause.
Je suis tanné, je monte tout en haut en faisant 10 grands pas à coup de 3 marches.
Rendu en haut, je me lance par la fenêtre pour avoir écrit cette stupide devinette...

Combien de marches je vais voir défiler avant de me « péter la gueule » sur le sol?
(Autrement dit, combien cet escalier possède de foutus marches?)

mercredi 23 juillet 2008

Et Ganghi sur la femme ?

Pour faire suite à mon cher Dom,

«Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes. Qui peut faire appel au cœur des hommes avec plus d'efficacité que la femme ?»
- Ganghi


Peut-être bien... M. Mohandas Karamchand Gandhi! Oui... peut-être bien, mais n'étant plus contraintes à la violence, leurs efforts de séduction (ou de manipulation) seront sans doute moins nécessaires. Au point tel qu'elles se complaiseront à travailler sur autre chose de non acquis (je vous épagne mes commentaires douteux ici). Ainsi, faute d'effort, elles perderont cette efficacité que, avec admiration, vous leurs attribuée. Après tout, n'oublions pas qu'elles sont ironiquement Homme avant d'être femme et ainsi, par négligeance, elles délaisseront leurs acquis.


Mes citations préférées de Ganghi :

«La véritable éducation consiste à tirer le meilleur de soi-même. Quel meilleur livre peut-il exister que le livre de l'humanité ?»

«A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent.»
«Chaque homme est responsable de sa religion.»

Et d'autres que je ne déteste pas :

«Le bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles.»
«Celui qui est parvenu au cœur même de sa religion est aussi parvenu au cœur des autres religions.»

«En réalité il existe autant de religions que d'individus.»

«Là où il y a la peur, il n'y a pas de religion.»

«Comment peut-on apprendre à se connaître soi-même ? Par la méditation, jamais, mais bien par l'action.»

«On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités.»

«La non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l'animal.»

«La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu'au plus fort.»